Genas-Hier-demain-

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Lucienne Duhamel

histoire

parcours de vie d’une mulatine

Engagée dans la résistance

 

Lucienne Duhamel, née en 1916 et son époux, Lucien, ont participé

à la grande Histoire de notre pays.

Durant la seconde guerre mondiale, secrétaire sténodactylo au                                 

service des renseignements français clandestins affectée au poste

de Limoges de 1940 à 1944, Lucienne Duhamel a été membre

d’un réseau de résistance dirigé par le colonel Verneuil. Dans ce

cadre, elle a fourni des informations et effectué des liaisons avec

certains agents. De son côté, son époux, chauffeur mécanicien, a

mis ses compétences et a risqué sa vie au service du réseau, pour

trafiquer les véhicules de l’ennemi.

Pour ces actions et pour leur grande discrétion, ils ont tous deux

reçu la carte de combattant et la médaille de la résistance.

L’ardoise magique à Moscou

Après guerre, Lucienne Duhamel a travaillé comme secrétaire

à la mission militaire pour le compte du colonel

Verneuil, devenu chef de la DGSE. C’est ainsi qu’elle a

passé 4 hivers à Moscou avec son mari, de janvier 1965 à

mai 1968, en pleine guerre froide. Elle utilisait pour son

travail et même avec son époux une ardoise magique. Cela

lui permettait d’effacer immédiatement les messages car

tout était truffé de micros !

Ils logeaient dans un immeuble occupé uniquement par

des diplomates, des employés et des journalistes issus de différents pays (Allemagne, Pologne, Syrie, Inde…).

Ils vivaient sous la surveillance permanente d’un milicien et d’une gardienne qui couchait dans le hall et se

sentaient constamment épiés. Ne parlant pas un mot de russe, ils ne pouvaient avoir aucun échange avec les

Moscovites. Leurs contacts par courrier avec la France devaient passer par la voie diplomatique et, pour téléphoner,

ils devaient indiquer le nom de la personne destinataire de l’appel et l’heure de celui-ci. La police

était omniprésente dans les rues et ils ne pouvaient quitter la ville au delà de40 km. Pour aller à la messe,

ils devaient se rendre dans une chapelle située dans l’enceinte d’une ambassade ou dans des églises orthodoxes,

fermées à clé. Pendant le culte, il était fréquent que les Russes viennent frapper à la porte pour intimider

les pratiquants. Les icônes (objet de culte) ne devaient pas circuler : ainsi ils ont brûlé celle qu’ils détenaient

sous peine de prison.

M. et Mme Duhamel ont participé à de nombreuses réceptions pendant leur séjour et ont rencontré des personnalités

comme Brejnev, Kossyguine, Podgorny, le général de Gaulle auquel elle a serré la main en 1966,

M. et Mme Pompidou, Michel Debré, Maurice Schumann, Maurice Couve de Murville, le général de la

Ruelle…

Ils ont assisté à des spectacles de danse au Bolchoï et aux fêtes du 14 juillet organisées par l’ambassade de

France, célébrées en grande pompe. Les invités en profitaient pour récupérer le surplus des buffets !

Ils sont rentrés en France en mai 1968, en pleine période de grève et n’ont pu récupérer leurs bagages que

3 semaines après.

Lucienne Duhamel a continué à travailler ensuite pour l’armée jusqu’à son départ en retraite le 24 juin 1981,

à l’âge de 65 ans.

propos recueillis  par Anne-Marie Vonach Loch, conseillère municipale, texte Cécile Mathias, biographe

 

photos en lien de le  Remise de la légion d'Honneur  le 23-02-2013


https://picasaweb.google.com/110434699417264433387/DuhamelLucienne

 

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23/02/2013
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