Genas-Hier-demain-

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Histoire de Genas

Au moyen-âge, Genas change souvent de maître, le premier seigneur s'appelait Jean de Genas, puis suivirent de nombreux autres maîtres jusqu'aux sires de Chandieu. Les troubles dus à la Guerre de Cent ans semblent bien avoir affecté Genas et Azieu qui alors étaient deux villes distinctes. Le Prince d'Orange aurait démolie la bâtie d'Azieu en 1430, on peut voir des vestiges à Mathan.

A la Renaissance et jusqu'à la Révolution Française, rien ne vient troubler la vie des genassiens. C'est pendant cette période que seront construit la plupart des châteaux situés sur la commune. En 1789, on dénombre une population d'environ 540 habitants.

La première municipalité en 1790 sera dirigée par Antoine Ollagnon. Lors de la révolte des lyonnais et le siège de la ville par les armées de la Convention des genassiens seront réquisitionnés ainsi que de la nourriture et des animaux. Cette situation agaçait les genassiens qui accueillirent favorablement l'avènement de l'empire.

C'est enfin au 19è siècle que Genas fera l'objet d'un essor considérable. En 1861 Genas compte désormais plus de 2000 habitants. Parallèlement à l'agriculture l'essor industriel deviendra la deuxième source d'emplois pour la commune. Les conflits persistent entre les habitants de Genas et ceux d'Azieu, c'est ainsi que seront construits deux églises et deux groupes scolaires.

 

La crise frumentaire, les évènements parisiens atteignent bien sûr Genas, avec toutefois un léger décalage dans le temps. C'est ainsi que fut élue la première municipalité, dirigée par Antoine Ollagnon, en 1790.

Naturellement, la révolte des lyonnais et le siège de la ville par les armées de la Convention ont eu une influence sur la vie quotidienne des genassiens : réquisitions d'hommes, d'animaux et de denrées, de pus en plus mal supportées par la population. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'avènement de l'empire fut favorablement accueilli.


Le XIXe sera l'époque du premier grand essor genassien : la révolution industrielle bouleverse les mentalités, les modes de vie, et Genas, en 1861, compte plus de deux mille habitants. Si l'agriculture ocnstitue encore la principale richesse économique, il faut aussi tenir compte de l'industrie du velours qui fait vivre environ 400 personnes. Quant aux fabriques de tuiles, importantes à l'époque (une rue actuelle s'appelle rue des tuileries), elles subsiteront jusqu'en 1930. Néanmoins, si la commune se développe, l'harmonie ne règne pas toujours entre les habitants. Ainsi la vieille rivalité opposant habitants du bourg à ceux d'Azieu dégénère parfois en querelles et conflits : ce qui explique la construction de deux églises et de deux groupes scolaires.


1918 : le village a payé un lourd tribut à la guerre, puisque 92 noms sont inscrits sur le monument aux morts. La paix revenue, chacun panse ses plaies tout en découvrant le confort moderne : l'eau courante, l'électricité, mais surtout le tramway qui met Lyon à portée et qui permet aux lyonnais, le dimanche, de venir faire provision d'air pur et de calme à l'étant de Mathan.


Les "Trente glorieuses" de l'après-second conflit mondial vont, en un très court laps de temps bouleverser le paysage genassien : la ville subit une explosion démographique, l'agriculture régresse inexorablement, une zone d'activité est créée et de nombreux employés et cadres viennent se fixer à Genas, bourgade qui a su conserver un visage et un caractère humain, bourgade où il fait bon vivre. Ne dit-on pas parfois qu'elle est "La Suisse de l'Est Lyonnais".


Joël Beaumord
(Source Genas en poche)

 





13/05/2009
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